Compagnie Acta

Un grand mythe en toute liberté.

Du comique au tragique…

L’histoire

Il tuera son père, entrera au lit de sa mère et engendrera une race monstrueuse !

Tel est l’avenir d’Œdipe, prédit par la Pythie. Et c’est parce qu’il tente d’échapper à ce destin, qu’Œdipe le réalise.

Voici l’histoire telle qu’elle est racontée par la tragédie de Sophocle. Ce sont trois personnages d’aujourd’hui qui la racontent et bientôt

la jouent. Ils ne sont pas d’accord entre eux quant au sens à lui donner. Est-ce une légende enseignant la puissance des dieux ? Une fable politique ou psychanalytique ? Au spectateur de trancher. Le mythe grec est restitué par les trois comédiens de façon très claire en suivant le fil chronologique. Progressivement les spectateurs sont ame- nés jusqu’aux plus beaux moments de tension de la tragédie grecque avec Tirésias, Jocaste, le corinthien et le berger…. Et nous voilà pris par la force tragique de cette histoire qui nous dépasse.

Nos sources

Nous partons de la tragédie de Sophocle, Œdipe roi, Mais dans la tragédie grecque tout se passe en temps réel, les person- nages vivent sur scène leurs dernières heures, au moment où tout se noue, et si l’on revient en arrière, c’est verbalement, pour évoquer les faits qui ont conduit les personnages à ce drame. Nous avons eu envie de jouer toute l’his- toire « depuis le début » (mais où est le début !?) et

de faire vivre, de jouer, ces moments magnifiques qui ne sont que racontés par Sophocle : dans la forêt du Cithéron, le berger qui « sauve » le bébé Œdipe en le confiant au corinthien, ou bien encore, le combat d’Œdipe contre Laïos, la rencontre avec la Sphinx, et, par trois fois, la prédiction de la Pythie. Bien sûr, il y a chaque fois interprétation. Celle qui consiste à dire: voilà, nous semble-t-il, ce que les grecs imaginaient.

Bref nous n’avons pas « fait notre Œdipe » puisque les grecs nous l’ont donné déjà tellement riche.

La mise en scène

Les spectateurs sont invités à visiter une exposition d’ob- jets et de costumes anciens, grecs évidemment. Les gar- diens de l’expo et la direc- trice ne sont pas sans ressort comique, et lorsque, poussés par certains événements, ils entreprennent de raconter eux-mêmes puis de jouer l’histoire d’Œdipe, ça com- mence dans le burlesque. Mais peu à peu, les trois

conteurs seront eux-mêmes pris par la tragédie.

C’est donc une mise en scène distanciée, qui « zappe » avec aisance du comique au tra- gique. Elle ose le burlesque pour amener insensiblement au tragique le spectateur d’aujourd’hui. Elle ose aussi le commentaire et la distan- ciation. Le théâtre affirmant qu’il est du théâtre établit

la connivence avec le spec- tateur et l’incite à réfléchir au lieu d’adhérer de façon hypnotique au spectacle consommé.

L’équipe

Christine Roget

Christine Roget travaille avec la com- pagnie ACTA depuis 1991. C’est au sein de la troupe qu’elle apprend le métier de comédienne, tout en y ajoutant de belles rencontres de formation avec Mas Soegens, Nada Théâtre, Générick Vapeur, Grégoire Cailles et Neville Tranter. Elle touche aussi à la création de costumes, à l’écriture et à la mise en scène, anime de nombreux ateliers en milieu scolaire et extra scolaire.

Jean-Luc Malet

Il commence à l’âge de vingt ans par le Théâtre populaire de Marseille et depuis il n’a jamais arrêté ! Comédien, metteur en scène, directeur d’acteurs et de compagnies, il oeuvre dans tous les milieux, enfants, adultes, handicapés, centres sociaux, partout où il s’engage les gens se mettent à jouer en donnant le meilleur d’eux même.

Michel Brès

Le directeur du Théâtre sous les Arbres gère, écrit, joue et met en scène. Auteur de recueils de nouvelles et d’un roman (Tropical Yéti Editions Azalées) il a aussi écrit pour le théâtre, notamment des adaptations (Gilgamesh, Oedipe). Ce qu’il aime particulièrement, c’est la mise en scène : préparer le moment éphémère de la représentation, de l’échange.

Fiche signalétique

Titre : Oedipe d’après Oedipe roi de Sophocle

Adaptation du texte : Michel Brès

Mise en scène et jeu : Christine Roget, Jean-Luc Malet et Michel Brès

Costumes : Christine Roget

Création sonore : Grégory Chemoul

Fiche technique

Principe de la représentation : Le spectacle commence par la visite d’une exposition, qui est installée sur la scène. Le public entre dans la salle, en trois groupes accompagnés, Les trois groupes viennent ensemble sur la scène visiter l’expo, puis ils vont prendre place dans la salle. Il est difficile de dépasser 30 spectateurs par groupe, c’est à dire 90 spectateurs par visite. Au dessus de 90 spectateurs, on fait deux visites successives.

Disposition des spectateurs : frontale ou en demi-cercle

Nombre acceptable de spectateurs : environ 180 suivant le lieu, sauf si la scène est très grande

Espace scénique nécessaire : 8m x 8m

Il y a un écran/paravent en fond de scène, il faut 7m de profondeur jusqu’à l’écran et encore 1m de profondeur derrière l’écran (zone non éclairée)

Le public doit pouvoir venir sur la scène

Décor : temps de montage1 heure

Une prise électrique pour notre appareil à fumée

Son : Musique originale sur CD

Lumière : conduite lumière pour 18 PC, 1 découpe, 4 PAR soit : un plein feu général 10 PC correcteur ambré une zone circulaire plus centrée 8 PC correcteur 201 une découpe dirigée sur l’écran 4 PAR pour zones spéciales

Durée : 1h35 pour 90 spectateurs, 1h50 au delà de 90

Fiche pédagogique

La mise en scène dévoile les procédés du théâtre (costumes, objets scéniques, théâtre dans le théâtre). Le mythe est rendu aux Grecs. L’histoire devient limpide même pour ceux qui ne connaitraient rien à l’Antiquité. Des pistes d’interprétation divergentes sont données (ration- nelle, fataliste, politique, psychanalytique…) pour amorcer le débat.

Nous proposons des représentations scolaires avec intervention en amont ou en aval.

Tarif et dossier de diffusion : nous contacter